Collectionner ces personnages aux traits baroques, voilà une passion singulière, animant plus d’un amateur que vous croiserez à la Grande Réderie.

Parmi les nombreuses surprises qu’on peut rencontrer sur la Grande Réderie, les mannequins constituent une attraction originale. Ces personnages aux visages de cire hantent les stands de certains exposants, adoptant parfois les postures les plus mystérieuses ou les plus improbables !

Anciens locataires de grands magasins ou de petites boutiques, objets immobiles et désormais nus, leur non-identité attire les chineurs avertis qui sauront leur en redonner une.

Un peu d’histoire :

A l’origine, ces figurines étaient de simples torses en papier mâché et tissu. Au fil du temps, elles sont devenues des mannequins d’étalages, en fibre de verre. Depuis leur apparition, au début du siècle dernier, ils se proposent de reproduire les standards de beauté de leur époque.

Actuellement les versions « hommes » ont un corps musclé et svelte, presque androgyne, tandis que leurs homologues « femmes » d’il y a soixante ans avaient des hanches larges, alors synonymes de courbes parfaites.

De même, statiques à leurs débuts, les mannequins ont progressivement pris les pauses qui allaient avec l’air de leur temps : agitées, sportives, nonchalantes mais toujours attirantes.

Aujourd’hui, les vitrines présentent des moulages aux formes ébauchées, avec des visages aux lignes très épurées. Et s’ils se veulent les échos des hommes du XXIème siècle, étant données les extrémités vers lesquelles nous conduisent les modes actuelles, nous ne sommes pas au bout de nos surprises ! Alors les mannequins représentent-ils les Hommes d’hier et de demain ? A vous de les découvrir le 7 octobre prochain.

Guillaume Lecoque a arpenté les rues du quartier des Halles et saisi cet événement important de la vie amiénoise, balançant son regard entre humour et sérieux.

Vous pouvez retrouver l’ensemble de son travail sur : www.lecoque.fr